Vision celadon

Dans le premier volet de l'article, j'ai décrit la démarche suggérée par les sociologues Callon et Lascoumes pour démocratiser la recherche, et l'intérêt qu'il y avait à la transposer à l'innovation. Dans ce second et dernier volet, nous parlerons des innovations développées par les utilisateurs, des bénéfices d'une telle pratique, et des raisons de sa faible diffusion, avant de dégager des pistes d'action pour les organisations.

Que veut dire « dé-confiner » la recherche scientifique ? Des sociologues français se sont penchés il y a déjà 20 ans sur cette question, qui prend étrangement un tour très actuel ! Pour eux, les profanes ont toute leur place auprès des scientifiques pour élaborer les conditions d’une « bonne recherche », ouvrant la voie à une « recherche de plein-air ». Comment pouvons-nous nous en inspirer pour « dé-confiner » l’innovation, et définir les modalités d’une innovation qui fait une plus grande place à l’expertise d’usage des…usagers ?

Pas de doute, la publicité cherche une nouvelle raison d’être. Tandis que le dernier numéro d’Usbek & Rica titre « Panique dans la pub ! », 21 associations et ONG ont récemment alerté les autorités et l’opinion publique sur la nécessité de mieux encadrer la publicité dans un souci écologique et démocratique… Et si un des pères fondateurs de la publicité moderne, Marcel Bleustein-Blanchet (1906-1996), fondateur de Publicis et de Radio Cité, nous donnait matière à réfléchir et innover en ces temps de mutation?

En 1972, Le club de Rome devient mondialement connu avec son rapport intitulé « Les limites à la croissance ». Selon lui, le système économique mondial allait s'effondrer en soixante ans (2030), confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement. 10 ans avant cette date fatidique, où en sommes-nous? Et surtout, que pouvons-nous?